Blog

Les 6 erreurs les plus communes dans l’entretien du bonsaï

  Mistral Bonsai       13/07/2020
Les 6 erreurs les plus communes dans l’entretien du bonsaï

Mistral Bonsaï produit et importe des bonsaïs depuis 1986. Depuis cette date, nos clients nous ont souvent fait part de leurs questions relatives à l’entretien des bonsaïs. La culture du bonsaï n’est pas difficile en soi, si l’on n’oublie pas que c’est bel et bien un arbre et que, en tant que tel, ses besoins sont différents des autres plantes d’intérieur. Aujourd’hui, nous évoquerons en compagnie de notre service technique, les principales erreurs commises lors de l’entretien des bonsaïs :

 

1. S’informer

Au moment de l’acquisition d’un bonsaï, nous devons nous informer des caractéristiques principales de l’espèce et en tenir compte. S’agit-il d’un bonsaï d’intérieur ou d’extérieur ? A-t-il besoin de beaucoup d’eau ? De beaucoup de lumière ? De cette façon, nous intègrerons les besoins spécifiques de chaque espèce. Sur notre site, vous pouvez consulter les fiches techniques des variétés les plus classiques.

2.L’arrosage

Une des questions récurrentes porte sur l’arrosage. Un manque ou un excès de celui-ci est une erreur très commune, qui apportera son lot de conséquences sur l’état de santé de notre bonsai. Il est primordial de lui donner la quantité d’eau adéquat.

Comment arroser ? Il n’existe pas de règles fixes en termes de fréquence d’arrosage. Tout dépend de l’époque de l’année, espèce, taille de la poterie…Cependant, il est possible de détecter quand le besoin d’arroser se fait sentir : Nous procéderons à un arrosage quand le premier centimètre de substrat sera sec. Celui-ci doit être assez abondant pour permettre à l’eau de s’écouler par les orifices de drainage du pot.

Arrosage par immersion. Cette option nous assure la complète hydratation du bonsai. C’est une forme d’arrosage complémentaire que nous utiliserons de façon très ponctuelle. Par exemple, si le substrat s’est séché en excès ou complètement. Il suffit de remplir un contenant avec de l’eau et d’immerger le bonsai jusqu’au tronc. Nous l’y laisserons jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de bulles remontantes à la surface. Pour finir, nous attendrons l’écoulement de l’eau excédentaire par les orifices de drainage.

Eviter l’eau stagnante. Nous veillerons à ne jamais laissez d’eau stagnante dans la soucoupe ou le plateau qui risquerait d’atteindre le substrat à travers les orifices de drainage du pot. Laisser les racines immergées dans l’eau favorise la pourriture de celles-ci et menace la survie de votre arbre. Cependant, il est possible de laisser un peu d’eau dans une soucoupe ou un plateau à partir du moment où elle n’est pas en contact direct avec le substrat.

3. L’exposition

 Malgré leur taille réduite, les bonsaïs restent des arbres à part entière. Nous pouvons les classer en deux familles pour les exposer comme il se doit.

  • Intérieur. Nous installerons à l’intérieur de notre maison les bonsaïs d’origine tropicale et/ou subtropical. Nous les disposerons en face d’une fenêtre (distance maximum de 50 cms). L’idéal étant de choisir la fenêtre la plus lumineuse possible. Il faut éviter la proximité des appareils électriques comme ordinateurs, frigorifique, micro-ondes télévision…Evitez tout appareillage produisant de la chaleur. Méfiez-vous également des appareils de chauffage et des climatiseurs car réduisant drastiquement l’humidité ambiante, ils mettent en danger nos bonsaïs. La bonne ventilation est également très importante pour éviter les maladies et les insectes.

Libro Mistral Bonsai

Extérieur. Parmi les bonsaïs d’extérieur nous distinguons deux sortes ;

  • Origine méditerranéenne : Nous les disposerons en plein soleil toute l’année. Ces espèces sont très résistantes. Nous devons tenir compte des besoins en eau plus élevés en été.
  • Bonsaï extérieur : Nous devons connaitre les besoins spécifiques en lumière de nos bonsaïs : Plein soleil, à l’ombre ou semi-ombre.

Nous devons intégrer le fait qu’à son arrivée dans sa nouvelle maison, notre arbre devra passer par un processus d’adaptation. Il est possible qu’il perde certaines feuilles où que celles-ci présentent une couleur différente. A l’issue de cette période et si nous lui avons offert l’endroit adéquat, il retrouvera force et vigueur.

 

4. La fertilisation

 Les bonsaïs, comme les personnes, ont besoin d’alimentation. En période de croissance l’ajout raisonné d’engrais est fortement recommandé pour leur bon développement. Les bonsaïs, vivants par nature dans des poteries de tailles réduites, peuvent parfois consommer l’intégralité des nutriments présents dans le substrat. Nous devons donc avoir recours à des apports en engrais réguliers, en favorisant la fréquence à la quantité car les excès sont dangereux pour nos bonsaïs. Il est préférable de suivre les recommandations d’usage du fabricant. Il ne faut pas fertiliser en hiver ou en cas de chaleur extrême l’été.

De même, il n’est pas pertinent de fertiliser un bonsaï malade ou en état de stress. Dans le cas de maladies ou de rempotage nous vous conseillons l’utilisation du Vitabonsai, un fortifiant spécialement formulé pour surmonter les états de stress de nos arbres.

5. Le rempotage

D’une manière générale, les bonsaïs doivent être rempotés tous les 2 ou 3 ans. La période idéale pour réaliser ce rempotage, doit être respectée pour un succès complet.

Les racines de tous les arbres croissent pour trouver l’eau et les nutriments vitaux. De même un arbre poussant dans un pot verra ses racines en occuper tout l’espace. Au fur et à mesure que la terre s’appauvrit et perd la faculté de nourrir correctement l’arbre, nous observons que l’eau, à l’arrosage, pénètre de plus en plus difficilement dans le substrat ancien. Si nous séparons l’arbre de son pot et constatons le chignonage des racines, il est temps de passer au rempotage.

Nous avons préparé un tutoriel vidéo, expliquant le rempotage pas à pas, ainsi qu’un article sur notre blog, évoquant les soins à donner après un rempotage.

 

6. Les maladies

Les maladies sont plus fréquentes que nous nous imaginons, surtout en période chaude. Bien examiner la couleur des feuilles vous parlera et vous permettra d’agir en conséquence plus rapidement.

Nous vous recommandons de consulter notre blog sur le thème : Les maladies les plus communes du bonsaï. Et si vous désirez approfondir plus encore, vous pouvez vous procurer un ouvrage spécifique : Monographie de la revue France Bonsai sur les maladies.

 

 

 


Partagez !